Broderie glazig façon Armande

P1000149

Présentation

tableau de Nicolas de Staël

 de-sta-l-2.jpg

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Lecture en cours

hortense

les sources de ma PAL...

                                                        



J'accepte bien volontiers les romans qui font une petite pause dans le Trégor...

 

dialogues

J'appartiens au club des lecteurs de la librairie brestoise Dialogues
 



 



Vous pouvez me retrouver...

 


                                                            Ulike

Derniers Commentaires

Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 06:00

   Trois ans bientôt que mon amie et complice Christine m'aidait à créer ce blog, trois ans qui ont filé à toute allure, riches en partages et en rencontres... il est temps pour moi de m'envoler à tire-d'aile.

   Celles et ceux qui m'ont fait l'amitié de me rendre souvent visite dans mon petit chez-moi joyeux et coloré savent que je suis animée par de multiples passions et que parfois certaines prennent le pas sur d'autres.

   En 2008, j'avais envie d'écrire sur les romans qui me plaisaient et de me prouver que j'étais encore capable de rédiger autre chose que des commentaires sur des copies. Je voulais aussi "dompter" ma peur de l'informatique. 

    En 2010,grâce à l'atelier du dimanche de Gwen, j'ai repris plaisir à inventer des histoires, des mini-fictions qui transforment mes dimanches matins en fête du langage. Si ce blog s'arrête, cela ne remet pas en cause ma participation à cet atelier.

   En 2011, écrire des articles est devenu un exercice un peu mécanique, un peu convenu, qui ne me satisfait plus pleinement. Je rêve de lire en anglais, d'écrire des textes plus longs, de me replonger dans la lecture de mes poètes chéris, d'apprendre le crochet pour réaliser un plaid douillet, de maîtriser les bases de la couture pour me lancer dans la confection de vêtements pour moi et mes miss... Je rêve de prendre d'autres chemins.

   Je ferme ma petite fenêtre Internet mais je vais continuer à me promener sur vos blogs, vous qui m'avez tant apporté au cours des années écoulées.

 

   Je vais laisser le mot de la fin à Rina Ketty qui parle d'une espèce que vous avez appris à connaître : l'Armandine facétieuse :

 

C'est un oiseau qui passe

             Et qui chantonne dans les coeurs

 Il laisse dans l'espace

    Un doux sillage de bonheur.

 

 

 mesange.jpg

 

 

Par Armande - Publié dans : Armande écrit - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 36 commentaires
Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 06:00

jim

 

   En Bretagne, le patronyme Salaün est quasiment une marque de fabrique ! Un tel nom sent l'iode, le granit et le beurre salé ! Et bien, l'auteur de ce très beau roman dément mes idées reçues avec brio. Son décor, c'est celui de l'Amérique, du Mississipi et des champs à perte de vue avec pour seuls reliefs les silos à grains.

    Son héros, Billy Brentwood a treize ans et se trouve vraiment à la croisée des chemins : il subit les cours au collège mais ne se voit pas non plus prendre la succession de son père à la ferme. C'est l'été 1981 et la canicule règne : Billy passe beaucoup de temps près du fleuve à pêcher, à la recherche de calme, d'une harmonie avec son environnement. La vie pourrait continuer à s'écouler ainsi, monotone, prévisible, sans réel intérêt.

    Survient alors "le retour de Jim Lamar", un gars de Stanford parti treize ans plus tôt pour le Vietnam et jamais revenu. Ses parents sont morts et les villageois ont charitablement pillé la ferme familiale, partant du principe que des gens mal intentionnés venus de l'extérieur auraient rappliqué pour tout voler alors autant que le partage se fasse au sein de la communauté ! C'est dire que ce retour inopiné les met mal à l'aise... Jim Lamar ne semblecependant pas vouloir d'embrouille, ni même de contact avec ses condisciples.

    La rencontre entre Billy et Jim va se faire près du Mississipi dans un coin que tous les deux apprécient. L'enfant et le vétéran vont se reconnaître d'un seul regard et former immédiatement un duo. Au contact de l'enfant qui l'interroge avec franchise et sans arrière-pensée sur la guerre et les années qui ont suivi celle-ci, l'homme va pouvoir se confier, remettre en ordre toutes les pensées qui se bousculent dans sa tête, redonner vie à ses amis perdus là-bas et s'imaginer un futur.

   Billy va probablement se révéler à lui-même pendant ces moments passés avec Jim Lamar, sa curiosité, sa conscience politique vont s'éveiller et faire émerger le futur professeur d'université de l'enveloppe un peu grossière du fils de fermier.

   Lionel Salaün a écrit un magnifique roman initiatique où un adolescent et un homme brisé trouveront ensemble les moyens pour l'un de grandir, pour l'autre de continuer à vivre malgré le poids des horreurs passées. L'Amérique profonde des années 60 à 80 est évoquée avec beaucoup de réalisme, tout sonne juste ! Je suis persuadée que l'auteur a dû être citoyen des Etats-Unis dans une autre vie...

                                         Un roman à lire en écoutant du blues !

  dialogues

Par Armande - Publié dans : littérature française - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 06:00

fabio

 

   Emil Sabau, jeune clandestin roumain, vient de fêter ses treize ans à Turin, la ville où son père et lui ont élu provisoirement domicile. Delia Zanardi, une de ses camarades au collège, a lancé une collecte et la classe lui a offert un sac Jansport. Emil est amoureux de Delia, elle porte des pantalons dont la taille est si basse qu'il passe une bonne partie des cours à se demander comment ils tiennent ! L'Architecte, lui, a choisi comme cadeau des chaussures de sport . C'est lui qui a fourni un toit à Emil quand son père s'est retrouvé coincé en Roumanie où il était reparti pour chercher un faux passeport. La vie n'est pas rose mais entre le collège, son copain Marek, les petites culottes de Delia dont il aperçoit la marque, les séances de jeux vidéo chez l'Architecte, Emil patiente vaille que vaille et guette le retour de son père.

   Quand soudain tout se précipite, l'Architecte veut user de lui comme de tous les beaux objets dont il décore son appartement et Emil se sauve, se lance dans une quête éperdue, celle de son grand-père, artiste itinérant, qui lui écrit tous les mois mais qu'il n'a jamais rencontré.

   Fabio Geda va nous raconter avec verve, avec humour, avec humanité, l'épopée de ce petit homme qui a pris pour modèle Tex, un héros de BD des années 60 : un cow-boy au corps endurci et à l'âme bien trempée. Il ne va pas comme son héros parcourir l'Europe à cheval mais empruntera une vieille camionnette rouillée, un train et même une pénichette. Une des lettres adressées par son grand-père le mène sur la piste de Berlin, celui-ci y jouerait une pièce militant pour la paix dans le monde. Emil part pour l'Allemagne en compagnie de marginaux altermondialistes qui comptent dans leur rang Asia qui cache sa douceur sous des piercing agressifs. A Berlin, déconvenue pour notre adolescent : son grand-père serait à Madrid ! Qu'à cela ne tienne, un photographe français, un maquettiste espagnol à la tête d'une famille nombreuse et pitorresque le guideront jusque là-bas.

   L'auteur nous fait vivre ce voyage au côté du jeune Roumain : les épreuves sont dures, décrites avec réalisme mais Emil est animé par une force de vie extraordinaire, force qu'il puise peut-être dans les lettres de son père et de son grand-père. Il les relit souvent pendant son périple et elles le poussent en avant, l'emplissent de tout l'amour que sa famille, ses hommes, éprouvent pour lui.

Quand se termine le voyage, le lecteur est heureux pour Emil, malheureux aussi que ce road-movie écrit au cordeau, sans un mot de trop, se termine.

                                                                        Un beau roman !

 

dialogues

Par Armande - Publié dans : littérature italienne - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 06:00

   Mais à quoi ? s'interroge le lecteur de ce blog réputé pour son sérieux... A mon traditionnel swap printanier ! Cette année, le thème est éminemment culturel, je me place sous la protection de Rabelais et de Juliette (deux références littéraires incontestables).

 

    Rabelais m'apporte sa contribution pour le nom du swap : Rire est le propre de l'homme .

 

   Juliette, quant à elle, est la Présidente du CRF (Confrérie de la rigolitude et de la Follitude) qui compte jusqu'à présent deux membres : Elle et.. Moi ! Qui participera à ce swap deviendra membre de droit et recevra, si la Présidente est d'accord, "une entrée gratuite et un cocktail sans alcool au séminaire qui se tiendra à Las Vegas durant l'été". (Vu l'état des finances du CRF, pas de participation aux frais de transport !)

 

   Bon, passons aux choses sérieuses, le modus operandi va vous être révélé et croyez-moi, il y aura du "sang et des larmes"... Rigoler, c'est du BOULOT !

 

   Pour que votre inscription soit validée, il faut me fournir deux titres de romans qui vous ont fait rire hier, l'année dernière, voire même dans votre tendre enfance (Pour la tendre enfance, pensez à vérifier que le titre est toujours édité ;-))

Allez, je vous donne un exemple : Made in Chine de Jean-Marc Erre et Trois hommes, deux chiens et une langouste de Iain Levison pour ma part. Vos titres me permettront de compléter la bibliographie que je suis en train de concocter.

 

   Certaines s'impatientent déjà et scandent derrière leur écran, le colis, le colis !!! Je suis bonne fille, je vous dévoile le contenu de celui-ci.

 

Deux romans drôles (Si, si, ça existe !)

 

Un couvre-chef (Je viens de me dégoter un chapeau de paille du tonnerre de Dieu chez Gamm vert pour cinq euros ! On dirait Laura Ingalls!) rigolo mais portable. Il s'agit quand même de montrer sa trombine avec le chapeau sur la tête. Juliette a osé le Stetson, elle a ouvert la voie... Pourquoi un tel objet ? Pour se planquer à la plage quand vos gloussements attireront l'attention de votre voisinage de serviette !

EDIT du 13 mai : ce couvre-chef qui effraie tant peut prendre la forme d'un bob, d'une casquette, d'un béret... Ne paniquez pas !

 

Deux spécialités gastronomiques de votre ville ou région (Promis, juré, je ne mettrai pas de crêpes dans mon colis ;-) Edit du 13 mai : pour les fromages qui puent, c'est vous qui voyez ;-)

 

Des emballages "vitaminés", "colorés", qui donnent le sourire !

 

Pour le calendrier : j'envisage la réception des colis mi-juin.

 

Pour s'inscrire, rien de compliqué, un petit commentaire sur cet article...

 

Je me limite à 20 personnes, mes capacités "organisationnelles" et informatiques frôlent toujours le néant et je prends les inscriptions pendant dix jours.

 

   Les copines, Gwen, Clara, Keisha, Juliette, Lo..., je compte sur vous ! Euh, les hommes sont aussi les bienvenus, hein Yv !

 

C'est parti pour le swap :

 

Rire est le propre de l'homme

 

  smiley-rire-yoga.jpg

Edit du 17 mai :

  Ben si, vous allez échapper à mon swap printanier ! De gros problèmes de messagerie et un nombre réduit (Hum, c'est un euphémisme) de participantes m'amènent à l'annuler.

Par Armande - Publié dans : swap - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 06:00

casati

 

   La lecture de "nous vieillirons ensemble ", un des précédents romans de l'auteur m'avait enthousiasmée. Mon attente était donc grande en entamant cette "biographie" de La Casati, figure flamboyante du début du XXème siècle, ma déception est à la hauteur des espoirs placés, elle est totale.

   Camille de Peretti a choisi d'établir en permanence un lien, un va et vient entre son existence et celle de Luisa , marquise de Casati. Elle veut jouer du contraste entre son aspect posé, raisonnable et la démesure de son "personnage". Je n'ai rien contre Camille de Peretti mais je pensais entrer dans l'intimité d'une femme peinte ou photographiée par les plus grands : Picasso ou Man Ray, je n'imaginais pas connaître les détails de la vie amoureuse de l'auteur et ses règlements de compte via la littérature avec son ex-mari. Imaginez que Dame Armande se lance dans le récit de la vie mouvementée de Victor Hugo et interrompe sa narration pour vous dévoiler sa recette des crêpes, son premier flirt, ses plantes préférées et sa liste d'en-cours en broderie et tricot !

   Je m'attendais aussi à un travail d'écriture basé sur des recherches documentaires, le portrait d'une aristocrate excentrique avec en fond un arrière-plan historique solide. Ce n'est pas l'angle choisi par l'auteur qui fait de La Casati son personnage. Elle revendique ce parti-pris au début du livre : "C'est mon personnage, c'est mon trésor. J'ai le droit de lui faire dire ce que je veux". Effectivement Luisa Casati devient pour l'auteur un être de papier et d'encre, sa Luisa, sa marquise. Les déterminants possessifs nous rappellent sans cesse qu'il s'agit de sa créature. Moi, j'aurais aimé connaître Luisa Adele Rosa Maria Amman, cette jeune fille née dans une riche famille italienne, qui vécut de manière extravagante et marqua les esprits par son goût du luxe, de la fête, son art de se mettre en scène. Il me semble qu'une nécessaire distance doit s'établir entre un écrivain et la personne qu'il souhaite nous faire découvrir. Qu'il y ait des accointances entre les deux, cela me paraît logique mais l'un, l'auteur, doit s'effacer pour permettre à l'autre, la personne décrite, d'être dans la lumière.

   Camille de Peretti nous offre une Casati fantasmée, une rêverie autour des tableaux et des photos qui la représentent. Elle nous détaille avec minutie les tenues, les déguisements de l'aristocrate italienne. J'ai regardé moi aussi ces portraits sur Internet et il est indéniable de cette femme aimante les regards. Maintenant, ce sont là aussi des masques et s'ils sont décrits sous toutes les coutures, ils ne sont pas ôtés pour autant. Camille de Peretti ne semble pas vouloir approfondir son sujet : elle nous promène de ville en ville, au gré des pérégrinations de La Casati, s'arrête sur quelques soirées et laisse son imagination développer des scènes à la limite du cliché, se fâche contre ceux qui n'ont pas su apprécier "sa" Luisa". J'appartiens à ces fâcheux qui trouvent que confisquer une personne, c'est assez égoïste. Camille de Peretti termine ainsi son livre. Elle est penchée sur la tombe de Luisa Casati :"Je me suis agenouillée dans le parfum de l'herbe fraîche. J'ai été prise d'un sentiment de reconnaissance. Te voilà, donc, ma Luisa, mon trésor, mon personnage".

Elle a trouvé son personnage. Moi, je pensais trouver dans ce livre La Casati, j'ai eu à la place La Peretti.

                                                                  Erreur de casting...

 

  dialogues

Par Armande - Publié dans : littérature française - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 10:45

avenue.jpg

 

   Disons-le tout net, mes ados filles se régaleront sans aucun doute avec ce roman de Vanessa Caffin. C'est d'ailleurs pour cette raison que je l'ai choisi lors de l'opération Masse Critique sur Babelio. Personnellement, j'ai trouvé cette lecture agréable mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable.

   L'intrigue est assez classique, l'auteur nous fait partager le quotidien des habitants d'un petit immeuble. Pour le dépaysement, l'action se situe à Los Angeles, ce qui nous permet d'avoir un couple de concierges d'origine mexicaine, un couple de trentenaires dont le mari est scénariste et volage (nous sommes à L.A, ne l'oubliez pas !), un peintre mis à l'index car il a refusé les avances de son mécène (ça, c'est pour le côté "Chroniques de San Francisco") et deux Français : Georges, un vieil homme sur les traces de son idole, Sylvie Vartan et Lily Brochant, 35 ans, qui exerce ses talents dans le domaine du shiatsu (Non, ce n'est pas l'onomatopée pour un éternuement !).

   L'ensemble n'est pas dénué de clichés mais le rythme est assez enlevé, certains dialogues particulièrement savoureux et si vous avez envie d'une lecture-détente, n'hésitez-pas à faire un crochet par Rossmore Avenue...

                                  Merci aux éditions Belfond et au site communautaire Babélio

 

Par Armande - Publié dans : chicken littérature - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 13:33

   Chacun sa spécialité : à Jaworski, la Fantasy, à moi les redoutables côtes en tricot ! Comme il faut vaincre le mal par le mal, j'ai entrepris de me guérir de ma phobie de la côte en réalisant cet "Everest" en la matière : côtes 1/3, 1/2, 1/1 !  J'ai transpiré... utilisé moultes fois un langage des plus fleuris mais le résultat me plaît...

 

 

P1000685.JPG

 

P1000683.JPG

 

   Pour les spécialistes , il s'agit du cardigan "Soleil du Matin" de la Droguerie réalisé en Kaléido. Quant au mannequin, Mini-moi a posé avec le talent qu'on lui connaît !

 

Par Armande - Publié dans : De fil en aiguille... - Communauté : Broderies et facéties
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 13:00

gagner la guerre

 

   Il ne fallait pas moins d'un roi pour me faire avaler, que dis-je, engloutir avec délectation les 979 pages de "Gagner la guerre". Keisha recommandait chaudement cette lecture et ce gros pavé m'est apparu comme le cadeau idéal pour la Saint-Valentin. Depuis lors, je guignais la table de nuit de Chéri où le livre attendait fébrilement d'être ouvert. Je sentais ces pages piaffer d'impatience mais l'emploi du temps de l'Homme était trop chargé pour se lancer dans cette lecture au long cours. Vous me connaissez, je n'ai écouté que mon bon coeur : je déteste voir souffrir les romans ! Ni une, ni deux, je l'ai récupéré et j'ai libéré Gesufal Benvenuto de sa prison de papier ! Le bougre s'est empressé de m'entraîner dans ses aventures et pendant quelques jours, famille et boulot sont passés en arrière-plan. De nombreuses heures du jour (et de la nuit !) me voyaient plongée dans l'univers de Jean-Philippe Jaworski. Je ne suis pas certaine que l'étiquette "fantasy" suffise pour qualifier cette oeuvre complète où érudition et imagination font bon ménage.

   Notre héros, Don Benvenuto, est un des maîtres-espions du Potestat de la République de Ciudalia. Il s'acquitte des basses besognes que lui assigne celui-ci, sans état d'âme apparent et se trouve de par ses missions au coeur de toutes les intrigues politiques, de tous les arrangements entre puissants. Ciudalia, ville côtière, fait penser à Venise, du temps de sa splendeur conquérante. La description de la cité est un régal, le lecteur se promène dans les rues, s'égare dans les quartiers mal famés, se glisse dans les palais à la suite du héros et s'émerveille des détails inventés par l'auteur. Lorsque Don Benvenuto tombe provisoirement en disgrâce et doit s'exiler, Jean-Philippe Jaworski montre autant de talent pour nous mener dans des contrées hostiles, des bourgades lointaines où elfes et sorciers s'y entendent pour faire tourner Gesufal en bourrique, chose assez facile car l'homme a le sang chaud et le verbe coloré !

Dans ce roman-somme, le lecteur savoure le plaisir d'un récit de cape et d'épée, l'intelligence  d'une réflexion politique digne de Machiavel, le style de l'auteur  tour à tour poétique, savant, truculent ...

Faisons dans le dithyrambe : ce pavé fera date dans mes lectures ! C'est mon BEST de ces derniers mois !

Par Armande - Publié dans : littérature française - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés