Jaworski, King of Fantasy !

Publié le par Armande

gagner la guerre

 

   Il ne fallait pas moins d'un roi pour me faire avaler, que dis-je, engloutir avec délectation les 979 pages de "Gagner la guerre". Keisha recommandait chaudement cette lecture et ce gros pavé m'est apparu comme le cadeau idéal pour la Saint-Valentin. Depuis lors, je guignais la table de nuit de Chéri où le livre attendait fébrilement d'être ouvert. Je sentais ces pages piaffer d'impatience mais l'emploi du temps de l'Homme était trop chargé pour se lancer dans cette lecture au long cours. Vous me connaissez, je n'ai écouté que mon bon coeur : je déteste voir souffrir les romans ! Ni une, ni deux, je l'ai récupéré et j'ai libéré Gesufal Benvenuto de sa prison de papier ! Le bougre s'est empressé de m'entraîner dans ses aventures et pendant quelques jours, famille et boulot sont passés en arrière-plan. De nombreuses heures du jour (et de la nuit !) me voyaient plongée dans l'univers de Jean-Philippe Jaworski. Je ne suis pas certaine que l'étiquette "fantasy" suffise pour qualifier cette oeuvre complète où érudition et imagination font bon ménage.

   Notre héros, Don Benvenuto, est un des maîtres-espions du Potestat de la République de Ciudalia. Il s'acquitte des basses besognes que lui assigne celui-ci, sans état d'âme apparent et se trouve de par ses missions au coeur de toutes les intrigues politiques, de tous les arrangements entre puissants. Ciudalia, ville côtière, fait penser à Venise, du temps de sa splendeur conquérante. La description de la cité est un régal, le lecteur se promène dans les rues, s'égare dans les quartiers mal famés, se glisse dans les palais à la suite du héros et s'émerveille des détails inventés par l'auteur. Lorsque Don Benvenuto tombe provisoirement en disgrâce et doit s'exiler, Jean-Philippe Jaworski montre autant de talent pour nous mener dans des contrées hostiles, des bourgades lointaines où elfes et sorciers s'y entendent pour faire tourner Gesufal en bourrique, chose assez facile car l'homme a le sang chaud et le verbe coloré !

Dans ce roman-somme, le lecteur savoure le plaisir d'un récit de cape et d'épée, l'intelligence  d'une réflexion politique digne de Machiavel, le style de l'auteur  tour à tour poétique, savant, truculent ...

Faisons dans le dithyrambe : ce pavé fera date dans mes lectures ! C'est mon BEST de ces derniers mois !

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Constance 15/05/2011 18:19


Vivement cet été et les vacances... La fantasy et les vacances vont si bien ensemble !!


Armande 18/05/2011 11:47



Moi, ce sont surtout les gros pavés qui riment avec vacances !



kali 09/05/2011 22:44


Hein qu'il est bien?? :D


Armande 10/05/2011 16:35



J'espère que ce n'est que le premier roman d'une longue série !



Marie-F 07/05/2011 16:51


Encore un que je vais intégrer dans ma LAL !


Armande 09/05/2011 10:11



Obligatoire ;-)



zarline 04/05/2011 21:35


Hé hé, j'adore les cadeaux totalement désintéressés ;-) A part ça, ce n'est pas du tout mon genre de roman mais bon, si vous vous y mettez à deux (c'est pas un gag, hein?), je le note quand même
dans un coin.


Armande 09/05/2011 10:11



Ce n'est pas un gag ! J'ai vraiment adoré ce roman, piqué à Ma Moitié !



keisha 04/05/2011 14:57


Dans mes bras! (encore? ça va devenir suspect, ce truc) (bon, les mauvaises langues disent qu'il n'y a que le nature writing qui m'enthousiasme, preuve que non, ce pavé fantasy aussi )(fantasy?
quoique)
Quoi, un emploi du tamps chargé? ne le crois pas! Un prof de maths en collège, c'est rien du tout à côté du prof de lettres (dixit celle qui a corrigé 5 paquets de copies en deux jours et demi)(je
fais croire aux élèves que c'est mon chat qui corrige)


Armande 09/05/2011 10:13



Merci de m'avoir fait connaître Don Benvenuto : "quel bel homme" !