Un pied au paradis : un polar ?

Publié le par Armande

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   Certains romans ne rentrent dans aucune catégorie... L'histoire inventée par Ron Rash est rangée dans les polars car il y a un meurtre mais elle me semble bien trop originale pour être " cantonnée" dans ce genre.
   Le roman démarre par une enquête policière menée par le shérif Alexander. Nous sommes dans les années 50, à Oconee petit village des Appalaches du Sud et notre homme doit s'assurer que ses administrés ne disparaissent pas  dans la nature... C'est le cas d'Holland Winchester, vétéran de Corée, connu pour ses frasques, qui a quitté la maison de sa mère un matin et n'est pas revenu. Les soupçons se portent immédiatement sur le voisin le plus proche de la famille Winchester : Billy Holcombe. Sa femme aurait eu une liaison avec Holland et un coup de feu a été entendu sur sa propriété le jour même de la disparition.
   Le premier chapitre a pour narrateur le shérif qui nous raconte les détails des recherches et nous confie ses états d'âme. L'enquête a lieu dans la vallée où il est né, où vit encore sa famille qui s'est sentie trahie quand il a quitté les champs pour un emploi en ville.
   Les chapitres suivants nous permettront de suivre l'affaire du point de vue de Billy Holcombe, le coupable présumé, de sa femme Amy, de leur fils et de l'adjoint du shérif. Petit à petit, la vérité est mise au jour et elle est infiniment plus complexe que ne le laissaient supposer les apparences.
   Ce roman est aussi, au delà de sa dimension policière, un hymne à la nature, plus précisément à l'agriculture. Ron Rash décrit avec une incroyable intensité le quotidien de ces forçats de la terre, soumis aux aléas climatiques. Il montre aussi l'attachement viscéral de ces hommes et femmes pour leur terre et pour leur vallée. IIs vivent en osmose avec les saisons et connaissent leur environnement intimement. 
   C'est Amy qui décrit, pour moi, avec le plus de poésie cet amour de la nature, ce bonheur à voir les plantes sortir de leur torpeur hivernale pour retrouver tout leur éclat. Ses mots sont simples, sa syntaxe est parfois approximative, comme celle de son mari, il n'empêche qu'elle exprime avec force ce rapport essentiel que nous aurions dû maintenir avec notre terre (notre Terre?). Nous ne serions peut-être pas dans l'impasse climatique actuelle qui angoisse chacun de nous.
Vous voulez un autre avis sur ce roman : allez faire un tour chez Liberty Valence .
                              Un beau roman d'une poésie brute !
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Publié dans romans policiers

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liberto 28/03/2010 17:06


Luke, je suis ton père!


Armande 28/03/2010 19:37



Je trouve que tu ressembles plus à Shubaca ! (rire sarcastique)



liberto 27/03/2010 18:18


Ha, Ha Ha!!(rire diabolique). C'est que mon plan de domination de l'orthographe est imparable, malgré ses défenseurs les plus acharnés!


Armande 28/03/2010 09:24


Tu es passé du côté obscur de la force !


liberto 27/03/2010 14:54



Je sais, je sais, je pensais simplement après le "synchro", que l'amour du risque nous avait fait perdre tout sens de la syntaxe...
J'ai failli envoyé un erratum, et puis, on ne vit qu'une fois! 


Armande 27/03/2010 16:18


Alors comme ça , c'est "Vive le participe passé libre !". Laissons-le vivre sa vie... On l'accorde uniquement quand il le veut bien... Désolée, je ne peux te suivre sur cette pente savonneuse !
Après l'anarchie orthographique viendra le chaos, tu ne pourras pas dire que je ne t'aurai pas prévenu... (Sens-tu dans ma voix le trémolo qui annonce l'apocalyse ?)


liberto 26/03/2010 21:32


M'dame Armande, c'est y pas un bel écrit que vlà!
Je ne vérifie pas pour synchro, mais nous le sommes bien, car Rash nous a transporté!


Armande 27/03/2010 11:33



"car Rash nous a transporté"... D'accord avec le fond mais la forme, Liberto, la forme ! Et l'accord du participe passé, tu t'assieds dessus ! Mon petit coeur tout mou de prof de Lettres
saigne...