Perplexité, j'écris ton nom...

Publié le par Armande

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    J'espère que Paul Eluard ne m'en voudra pas d'avoir un peu détourné son "Liberté, j'écris ton nom" d'anthologie. C'est pour le besoin de la cause et la caution culturelle ( Ce modeste salon est tenu par une femme de Lettres... Si, si ! Derrière la "fofolle" se cache un puits de littérature...)

   Ce livre m'a laissée, vous l'avez deviné, dubitative. L'histoire, résumée à grands traits, pourrait donner ceci : deux soeurs Anthéa et Midge travaillent pour une multinationale écossaise PURE. Elles découvrent l'une après l'autre que notre société est sous la coupe de ces géants de la distribution dont l'objectif est de nous faire consommer un maximum. Ecoeurées par ce constat, elles quittent leur emploi et entreprennent d'alerter la population sur les dangers de l'uniformisation de nos vies par le biais d'achats similaires dans tous les foyers.

 

(petit aparté : je ne remettrai plus jamais les pieds chez Ikéa et pourtant... on y trouve de jolis tissus ! Je ne serai plus un mouton... jusqu'à la prochaine fois ! )

 

  En parallèle, Anthéa découvre son homosexualité et Midge, plutôt garçon manqué, trouve l'amour auprès d'un garçon plutôt fille manquée. Là encore, l'on sent le plaidoyer pour le droit à la différence, plaidoyer tout à fait légitime mais parfois un peu "lourd".

   Sur cette base narrative, l'auteur semble se livrer à des gammes : quelques pages poétiques sur les amours lesbiennes, d'autres plus argumentatives sur l'aspect pernicieux de la publicité, d'autres encore où les pensées de Midge nous sont livrées en flux continu. Ali Smith s'efforce de donner une cohérence à l'ensemble sous la forme de quatre chapitres dont les titres : MOI, TOI, NOUS, EUX sont un bon exemple de minimalisme littéraire.

   Cet OVNI ne m'a pas convaincue malgré les cinq citations initiales prometteuses. La dernière "Ne pratiquez que l'impossible" me plaît beaucoup. Elle est de John Lyly mais pourrait appartenir à René Char.

 

   Je remercie Hélène de la librairie Dialogues pour cette étonnante expérience. Je suis à présent plongée dans les deux romans de D.Westlake, toujours dans le cadre du club des lecteurs"Dialogues croisés" et je suis beaucoup plus dans mon élément. Je pense ne pas avoir l'âme suffisamment lyrique pour apprécier la prose d'Ali Smith.

 

PS : J'ai choisi la couverture de l'édition anglaise, elle est "so pretty" que j'ai craqué !

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Publié dans littérature anglaise

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Slo 12/08/2010 22:17


je l`ai lu aussi et tout comme toi je suis restee dubitative, j`ai eu l`impression que le roman n`etait pas abouti, qu`il lui manquait quelque chose.


Armande 13/08/2010 16:43



J'ai le même sentiment, celui d'avoir lu un "brouillon"...



Karine:) 05/08/2010 15:51


C'est bizarre, avec le titre et la couverture anglaise, je n'aurais jamais cru à un livre du genre... bref, je passe, je pense!


Armande 06/08/2010 14:23



Tu penses peut-être bien...



tinusia 02/08/2010 12:53


et maintenant, que vais-je faire de mon tapis qui vient de chez Ikéa, alors ???


Armande 02/08/2010 13:17



Tout dépend de toi ... Veux-tu faire partie des moutons, victimes de la société de consommation ou envisages-tu un destin de louve solitaire qui bousillerait le tapis Ikéa ?



zarline 02/08/2010 12:05


Le thème est plutôt tentant mais bon, après ton avis j'hésite encore. La couverture anglaise est jolie mais je ne vois pas trop le rapport avec le contenu (ni le titre d'ailleurs)??? Je n'aurais
jamais deviné que ce livre parlait d'anticonformisme.


Armande 02/08/2010 13:14



Je n'ai pas saisi l'élément fédérateur entre tous ces éléments d'où ma perplexité ;-)



kathel 02/08/2010 10:24


Je ne pense pas que ce livre soit pour moi non plus... j'ai déjà bien assez d'occasions de perplexité ! ;-)


Armande 02/08/2010 13:11



Je devine tes autres sujets de perplexité... Par exemple, un homme qui pense aux menus de la semaine, ça laisse PERPLEXE !!