Même pas peur !

Publié le par Armande

 

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  souris%20(s)   Dans la famille de Dame Armande, les livres circulent beaucoup sauf ceux qui font vraiment

trop peur (ceux que mes deux soeurs se délectent à lire mais qui sont stricty forbidden pour mon petit coeur fragile !). Quand la plus jeune de mes soeurs, la Brestoise au coeur d'airain, m'a proposé ce roman , j'ai émis un cri, genre souris qui s'est coincée une patte dans une tapette , ce qui donnait à peu près ça : "Ouitche, ouitche, pas un peu trop glauque pour moi ?" (Si, les souris lancent cet appel au secours pathétique quand elles se sentent en danger ! Je tiens un enregistrement sonore à la disposition des incrédules. Il a constitué la pièce maîtresse de mon mémoire en souriciologie, obtenu d'ailleurs avec mention très bien. Si vous souhaitez vous procurer un exemplaire de ce travail de recherche, rendez-vous dans n'importe quelle bibliothèque universitaire et demandez : "Ouitche, ouitche, le chant du cygne de la souris", considéré à juste titre comme un classique. )

 

   Trêve d'érudition, le livre de Kylie Fitzpatrick ne génère aucune angoisse chez le lecteur sensible. Ce polar victorien se dévore en un rien de temps. L'héroïne, Sarah O'Reilly, survit tant bien que mal au début de l'histoire. Ses parents sont décédés et du haut de ses treize ou quatorze ans, elle doit veiller sur sa petite soeur Ellen et pour ce faire, se travestir en garçon  pour obtenir un travail au London Mercury, un journal qui assure une bonne partie de ses ventes grâce à une chronique sur les meurtres sanglants. Sarah va donc avoir connaissance de deux crimes mystérieux : deux hommes retrouvés le larynx broyé, une méthode employée par les Indiens adorateurs de la déesse Kâli.

   L'auteur nous entraîne sur les traces de diamants maléfiques et après les quartiers sordides du Londres du 19ème, elle nous fait voyager jusqu'à Bénarès et les fastes du palais du maharajah. La trame narrative est intéressante, plusieurs personnages nous racontent les faits, les points de vue se complètent et prennent des formes variées, par exemple des lettres, des récits de voyage ou des contes. L'ensemble est parfois un peu convenu (mais peut-être ai-je trop lu de Ann Perry ?) mais distrayant et dépaysant.

 

 

Publié dans romans policiers

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claudialucia 08/03/2011 10:48


Impossible de trouver Le chant du cygne de la souris à la bibliothèque! Décidément,Avignon n'est qu'un trou. les livres-clefs manquent toujours à l'appel!


Armande 08/03/2011 18:15



Non, Avignon n'est pas un trou : je suis juste victime de mon succès ! Mon éditeur m'a contactée pour me signaler qu'il était en rupture de stock pour mon chef-d'oeuvre...Le succès me grise.



la soeur brestoise 04/03/2011 21:44


Oups, j’avais raté cet article… Je me disais bien mercredi soir dernier, lors de la grande papote dans la cuisine, qu’il y avait comme un bug !!! Ce livre avait été acheté justement pour son
caractère familial et le côté saga-polar qui est parfois bien reposant : je connais ma souris-sœur, je ne lui propose rien de trop stressant ; - ). Moi, j’ai surtout apprécié la première partie du
livre, la seconde partant un peu trop dans l’ésotérisme pour la grande rationnelle que je suis.


mariekafer 01/03/2011 07:23


merci pour ce p'tit coin lecture car je n'ai pas assez le temps!


kathel 19/02/2011 14:42


Je ne noterai pas le polar, mais... il faut que je voie si ton traité de souriciologie se trouve à la bibliothèque ! ;-)


Armande 19/02/2011 22:02



Si c'est une bibliothèque digne de ce nom, il devrait l'avoir ;-)



Lystig 18/02/2011 21:33


ici, nous disons "craint dégun"

(pour même pas peur !)


Armande 19/02/2011 22:02



Difficile à caser dans une conversation dans le Nord de la Bretagne ;-)