Seul sur la mer immense de Michael Morpurgo

Publié le par Armande



La couverture de ce beau récit est habilement réalisée. Sur un fond bleu qui évoque la mer se découpe la petite clé que le personnage principal porte autour du cou depuis son enfance. Il se souvient que sa grande soeur Kitty la lui a confiée mais ne sait plus ce qu'elle ouvre.
Le narrateur de la première partie du roman est Arthur Hobhouse. Arrivé au crépuscule de sa vie, il entreprend de raconter son existence aussi cahotique que passionnante.
Dès le début de l'histoire, j'ai enbarqué en même temps que lui sur le navire qui quitte l'Angleterre pour l'Australie. Nous sommes après la seconde guerre mondiale et de nombreux orphelins sont ainsi expédiés loin de leur patrie pour leur "bien" ! Arthur n'a que six ans et devient rapidement sur le bateau le souffre-douleur de ses compagnons plus âgés. Il a le mal de mer, mouille son lit et cherche désespérement un peu de chaleur humaine. Marty, un des orphelins, le prendra sous son aile protectrice et c'est à deux qu'ils affronteront les épreuves qui les attendent en Australie. Il seront réduits quasi en esclavage pendant quelques années au ranch Cooper, dont le maître "Piggy Bacon" est un tyran qui détourne la parole de Dieu pour mieux exploiter les enfants qui lui sont confiés.Viendront ensuite des années plus heureuses. les deux enfants vont s'enfuir , être recueillis par des bushmen qui les mèneront chez tante Megs, réputée pour remettre sur pieds les petits "blessé", aussi bien animaux qu'êtres humains.
 J'ai beaucoup aimé le récit de l'enfance d'Arthur, qui rappelle par de nombreux aspects celle d'Oliver Twist. Certains personnages sont de fantastiques "créatures" littéraires comme Piggy Bacon, qui reprend la figure traditionnelle de l'ogre ou tante Megs et son "Arche de Noé".
La deuxième partie du roman, dont la narratrice est Allie, la fille d'Arthur m'a laissée plus sceptique. Elle raconte la formidable équipée maritime de la jeune fille qui quitte l'Australie pour rallier l'Angleterre . Elle veut retrouver Kitty et découvrir le secret de la clé. Son voyage nous est rapporté sous la forme d'un journal de bord et Allie y apparaît comme une nouvelle Ellen Mc Arthur..
J'ai trouvé ce changement narratif brutal. Il est vrai qu'il montre bien deux époques : celle du père avec un récit somme toute classique, celle de la fille où les mails occupent une grande place.
A part ce petit bémol, "Seul sur la mer immense" est un excellent roman de littérature jeunesse. Merci Martine de me l'avoir conseillé !

Publié dans littérature jeunesse

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BelleSahi 02/05/2009 11:47

J'adore Morpurgo. Je me régale lorsque je le lis à voix haute aux enfants de la lecture.

Armande 02/05/2009 13:11


C'était mon premier livre de cet auteur...et certainement pas le dernier !


Midola 18/04/2009 10:34

J'ai lu les premières pages hier soir, j'ai hâte de me replonger dedans à la lecture de ton billet !

Armande 18/04/2009 20:20


Plonge !


Leiloona 18/04/2009 09:48

Nous avons eu le même parcours : j'ai adoré la première partie, la seconde moins. :/

Armande 18/04/2009 20:19


Cette construction me semble assez artificielle, les deux parties ne "vont" pas ensemble d'un point de vue stylistique.


Hambre 17/04/2009 16:42

A essayer, vu que je me lance dans la littérature jeunesse; je note dans mon petit carnet !!!

Armande 18/04/2009 20:17


Cela deviendra, je pense, un incontournable de la littérature jeunesse.