Printemps de la poésie

Publié le par Armande

                          

                           Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai à rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

                                                              Arthur Rimbaud

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Anjelica 11/03/2009 12:17

très joli texte, de Rimbaud mon poème favori reste 'le dormeur du val' que j'avais appris au CM2.

Armande 11/03/2009 18:50


Je l'étudie régulièrement avec mes élèves de Quatrième, qui généralement aiment beaucoup ce texte. Mon préféré parmi les premières oeuvres de Rimbaud reste "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept
ans".


Julien 09/03/2009 23:47

Superbe !
Ce poème arrive comme une bouffée d'oxygène dans ma soirée ;)

Armande 10/03/2009 07:23



C'est "l'effet "Rimbaud...



katell 09/03/2009 17:20

Comme j'aime glaner les lectures poétiques!
Merci pour ce poème de Rimbaud que je ne connaissais pas! ça fait du bien de lier de si jolis phrases en fin de journée, après une séance à la piscine avec 20 petits monstres surexcités ;-)

Armande 09/03/2009 19:52


Je n'ose plus me gausser de tes fautes de frappe maintenant que je connais ton état de fatigue ! Des monstres surexcités, j'en côtoie aussi tous les jours mais on ne peut plus les qualifier de
"petits"!