Au delà du personnage de Théo, l'auteur évoque l'attitude des parents, de la mère qui ne veut pas quitter son ancienne maison pour une autre, plus adaptée au handicap de son fils. Ce changement permettrait à Théo de ne plus être interne mais sa mère est-elle prête à l'accepter au quotidien? Le père, lui, ne vient que très rarement voir son fils à l'internat. Au départ, le lecteur s'imagine qu'il ne peut assumer le handicap de Théo mais la suite du roman nous montre surtout que lui aurait souhaité garder Théo à la maison et que c'est la honte d'avoir "placé" son garçon dans ce centre qui l'empêche de venir le voir plus souvent. Claudine Le Gouic-Prieto ne porte pas de jugement à l'emporte-pièce sur les parents, confrontés aux difficultés de leur enfant et à ce sentiment sans fondement mais tenace qu'ils sont "coupables" d"avoir mis au monde un enfant handicapé.
Ce roman, qui ressemble à un journal de bord, nous parle du handicap sans pathos et délivre un message d'espoir: d'ailleurs, Théo, à la fin de l'histoire, va initier un autre garçon au carnet des mercis (le carnet sur lequel il notait au jour le jour tous les mercis qu'il n'avait pas eu à dire et tous ceux qu'il avait reçus .) pour qu'il prenne, comme lui, le chemin de l'autonomie.





Après avoir dévoré les deux premières aventures du
Adepte des romans policiers, je suis surtout "accro" aux personnages
récurrents. Depuis des années, je suis avec assiduité le quotidien et les aventures d'un certain nombre d'enquêteurs. Ma préférence va au
Merci à Christine pour le prêt de cette bande dessinée. L'adulte et l'enseignante que je suis a
eu, grâce à cette lecture, un aperçu ce ce qui trotte dans la tête des adolescents que je côtoie tous les jours. L'héroïne, Valentine, a quatorze ans et l'auteur nous présente, avec sensibilité et
finesse, l'univers de cette demoiselle. La principale qualité de cette BD est de ne pas verser dans la caricature méprisante: le parler "jeune" est utilisé à bon escient et l'auteur ne porte
aucun jugement sur la pauvreté du lexique adolescent ou sur l'orthographe hasardeuse des SMS que s'échangent les personnages.
Un petit polar historique sans prétention où j'ai découvert l'étymologie du mot panacée,
comme quoi on peut se cultiver en se distrayant...
Dernière lecture en date: un savoureux roman irlandais où l'on découvre avec bonheur
des personnages riches en humanité et en amour de la vie. La couverture m'a immédiatement séduite par le décalage entre le visage poupin de la femme et le minuscule petit pois.
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