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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 06:00

 princesse soso

 

  Dans un style trash-et-qui-déchire-sa-race, Princesse Soso nous a concocté une compile-trop-d'la-mort d' anecdotes relevées sur une année scolaire. Le trait peut sembler caricatural [et trop abusé] mais est hélas très proche de la réalité.

 

    A travers des scènes d'anthologie qui peuvent nous faire sourire ou nous consterner, c'est bien le naufrage de l'Education Nationale qui est dénoncé. L'inadéquation entre les élèves qu'elles nous décrits et un système scolaire maintes fois remodelé au fil des changements de ministre, est criant de vérité. Les classes ne sont pas des groupes de choupis et de bisounours (on disait autrefois classe camif, mais ça a fermé ...) . On y trouve de plus en plus de gamins complètement perdus, inadaptés, manquant de tout repère, qu'il soit culturel ou de savoir être. Facebook et MSN semblent être devenus les mamelles de la France [d'en bas]. Alors que le nombre de coms est aujourd'hui plus important que le nombre de bons points autrefois, on comprend qu'un Manolito, qu'une Paquita, que des Gwendolina, Alyssa, Edwina, Favin  ou Kevvin ( avec deux v) viennent avant tout faire acte de présence au collège.

 

   Princesse Soso tape à tours de bras sur le système, mais aussi et surtout, sur les parents. De manière déséquilibrée. Trop, et parfois avec mépris.  Pas un ne trouve grâce à ses yeux. A croire qu'elle enseigne à Beaufland. Je comprends qu'il soit plus aisé d'écrire et de vendre un livre de Perles d'élèves et de leurs parents plutôt qu'un Florilège de bonnes copies et de billets savamment tournés. Pour autant, les gosses en échecs ne sont pas seulement issus de familles dont la seule lecture à la maison est Closer, ni pour lesquelles Secret Story est dans le top five des émissions à ne pas manquer. Inutile de forcer le trait, la réalité est déjà bien assez triste comme ça.

 

  

   J'en retiens tout de même un bon moment de lecture. Je vous préviens l'école vue par Princesse Soso, ce n'est pas la Croisière s'amuse, c'est la traversée du Titanic [sa mère].

 

Par Hervé - Publié dans : articles de ma moitié - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 06:00

   Ainsi se termine en beauté le swap au long cours organisé avec brio par Bladelor. Merci à toi ! Le thème choisi par Céline et moi était nos régions respectives. Mon colis était Breton à fond les ballons ! Celui de Céline montre son amour pour deux régions, la Normandie où elle réside et l'Alsace, sa région de coeur.

 

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   J'ai choisi de vous présenter tous les cadeaux sur le joli torchon Lutin (accompagné par sa manique). Je sens que Demoiselle Aînée et Demoiselle Cadette vont enfin aimer essuyer la vaisselle !

   Au rayon gourmandises, de la confiture de pommes au Calvados (mes donzelles ne pourront pas y toucher, il y a de l'alcool ! Gnark, ce pot sera tout pour moi... et un tout petit peu pour Chéri), des sticks d'épeautre d'Alsace (inconnus au bataillon, je vais découvrir !) et des cannes en sucre (J'en compte deux, j'ai deux filles... Je sens que je vais devoir jouer la Mère Courage et les leur donner mais croyez- moi, ça m'arrache le coeur !)

   Question lecture "Les petits gâteaux d'Alsace" vont faire hurler de plaisir ma Grande qui aime cuisiner (surtout les desserts) et "Comment j'ai raté ma vie de super-héros", un roman, qui m'a l'air fort drôle. Le deuxième livre compte pour la Normandie, l'auteur est né à Saint-Valéry-en-Cau.

 

   J'ai gardé le meilleur pour la fin : les boucles d'oreilles ! A quand les mêmes avec un kouign amann ?

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Que dire : un grand merci à Clair de jour pour ce splendide colis qui conclut une année bien agréable en sa compagnie.

 

Par Armande - Publié dans : swap - Communauté : Les lectures de Florinette
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 11:56

                                      Les éditions Matagot : épisode 2 

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   Dame Armande ( métamorphosée pour cet article en Coeur de Granit, armée de sa redoutable louche pour pâte à crêpes) a dû s'avouer vaincue ! Coeur de Jade, lame du dragon, n'est pas un roman pour elle et sa lecture fut on ne peut plus laborieuse.

   La présentation l'avait pourtant attirée : La Chine, il y a plus de deux mille ans, une chasseuse de prime, Coeur de Jade, dont l'esprit et le corps sont en connection avec un dragon, des références aux films de sabre chinois que Sa Moitié affectionne particulièrement et que Dame Armande a fini par apprécier (Aparté : la vie de couple est faite de concessions, prenez-en de la graine, les p'tits jeunes !)

   Pleine d'enthousiasme, Coeur de Granit ouvrit donc son roman, parcourut les premières pages à pas de tortue car elle devait régulièrement consulter le lexique pour comprendre certains mots ou pour regarder la carte et savoir où se trouvaient les héros qui évoluent dans sept royaumes différents : Qin, Wei, Zhao, Yan, Qi, Han et Chu. (Vous me les apprendrez pour la semaine prochaine, ainsi que leur capitale : interro écrite en vue !)

   Pas encore découragée, Coeur de Granit lâcha sa louche qui ne lui servait à rien et se reconcentra. Elle suivit Coeur de Jade, pourchassée par de mystérieux ennemis, la vit faire le désormais célèbre : "Je m'élève dans les airs et je décapite à tout-va", assista aux retrouvailles avec le jeune et mignon Xian et le moins fringant Trois Vérités, l'érudit du trio. Et ensuite tout se compliqua.

Le Trio se trouva confronté à de nombreuses forces maléfiques et Coeur de Granit perdit le fil et abandonna la piste des trois personnages.

                                    Coeur de Jade 1 / Coeur de Granit 0

  Je remercie Mathilde de Garidel pour ce livre qui saura trouver son public, un public plus jeune et probablement plus masculin.

Par Armande - Publié dans : littérature jeunesse - Communauté : Les lectures de Florinette
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 06:00

Tout est parti d'un bouton déniché dans une mercerie...

 

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 C'est mon interprétation du "Bonus" imaginé par Gipsy dans le cadre du "Gipsy Green World".

Par Armande - Publié dans : De fil en aiguille... - Communauté : Broderies et facéties
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 06:00

 

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    Lorsque Mathilde de Garidel des Editions du Matagot m'a proposé de lire ce roman et de le chroniquer, je n'ai pas hésité un instant. Demoiselle Cadette lit plus vite que son ombre et devient ronchon quand elle est en manque, je savais donc que le livre de Béatrice Bottet allait m'assurer quelques soirées tranquilles ! J'étais d'autant plus confiance que "Rififi sur le Mont Olympe" de l'auteur est classé par la tribu parmi les livres cultes !

   Je ne dois pas être le coeur de cible visé mais je suis persuadée que si j'avais eu l'âge tendre de ma dernière miss, le coffret avec le médaillon que Martial offre à Rose-Aimée m'aurait séduite !

   J'ai apprécié de passer quelques soirées dans le Paris du Second Empire, dans l'univers de Belleville et ses bas-fonds peu recommandables. L'héroïne, rebaptisée Fifi-Bout-d'Ficelle, chante et danse dans un cabaret Les trois Anges. Elle se refuse cependant à se prostituer comme les autres employées. Il faut dire que Rose-Aimée est issue d'un milieu très favorisé et ne doit sa présence dans ce bouge qu'à la perversité de son oncle. Elle va y faire la connaissance de Martial Belleroche, marin de son état, qui arrive de Californie et cherche une certaine Fifi, à la demande de l'homme qui lui a sauvé la vie dans une rue de San Francisco. Il doit retrouver cette fille, la nièce de son sauveur car elle conserve un manuscrit à tendance "socialiste" que son parent veut récupérer.

   Le moins : certaines longueurs, voire certaines répétitions. J'ai parfois eu le sentiment que l'action piétinait et que les héros ressassaient pour la énième fois les mêmes soucis et les mêmes interrogations.

   Le plus de cette histoire : des personnages romanesques auxquels le lecteur adolescent peut s'identifier: Martial et Rose-Aimée, d'autres pittoresques ou effrayants et un arrière-plan historique soigné sans être le moins du monde rébarbatif ( A la fin du roman se trouve d'ailleurs un petit livret très intéressant sur l'époque décrite) .

 

                Un bon gros roman roboratif pour les adolescents dévoreurs de pages !

 

PS : un site très sympa est dédié à ce livre, c'est  ici !

Par Armande - Publié dans : littérature jeunesse - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 06:00

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   Attention, cet article contient un message subliminal à l'intention de Ma Moitié. Je ne peux promettre qu'il n'y aura pas de dégâts collatéraux... Si cet été, nous nous croisons du côté de Penzance, le hasard n'y sera sans doute pas pour grand-chose.

 

   Je viens d'achever ce petit polar au charme désuet qui se passe en Cornouailles anglaise (Chéri, c'est très joli là-bas !) en 1934. L'inspecteur Archie Penrose revient sur le domaine familial pour quelques jours de vacances et se retrouve, dès son arrivée, à assister à l'enterrement d'un jeune homme de son village, mort noyé. Il a invité à séjourner au manoir une amie romancière, Miss Tey, qui tombe sous le charme de l'endroit et succombe à la magie du lac de Loe et du bord de mer (Chéri, c'est au bord de la mer, tu ne seras pas dépaysé !).

Il s'avère que la noyade est suspecte et nos deux héros vont découvrir nombre de secrets que les villageois dissimulent avec soin. Sous la surface lisse du lac se cachent de sombres histoires ! Son enquête n'empêche pas Archie de participer à un spectacle dans un théâtre creusé à même la falaise de Minack (Chéri, un théâtre en plein air, creusé dans la roche ! Il faut que je le vois !), de renouer des liens avec les siens et de renforcer son amitié avec Miss Tey.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman , les descriptions de la Cornouailles anglaise sont somptueuses (Chéri, maintenant, fonce à l'agence de voyage pour réserver un séjour dans ce lieu enchanteur! Tu me feras ainsi un cadeau surprise qui me ravira. Vas-y, je le veux ! ) et les personnages pitorresques à souhait, mention spéciale à la délicieuse Loveday.

 

   Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre ! Si ça marche, je fais breveter la méthode...

Par Armande - Publié dans : romans policiers - Communauté : Chronique de nos lectures
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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 18:27

 

  Gwen nous propose ce dimanche de décrire ce que l'on voit de notre fenêtre...

 

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   J'aime regarder le jardin par la baie vitrée de la cuisine. Chaque matin, je salue l'arbre en forme de lyre et mon mimosa, promesse de lumière et d'enivrants parfums. Ils séparent mon domaine de celui de ma voisine et tiennent compagnie sur le talus à de braves châtaigniers aux bogues redoutables pour mon chien étourdi.

   Il m'arrive de rester assise longtemps à table, bien après la fin du repas à observer le massif qui borde la terrasse. Ce massif a une histoire, l'histoire de notre installation dans cette maison. Au printemps et à l'automne, je me promène chez les pépiniéristes, l'oeil aux aguets pour trouver la plante qui viendra compléter ma composition. Je réfléchis, je cogite, je tergiverse, caressant au passage des feuilles duveteuses ou me laissant éblouir par des fleurs aux couleurs somptueuses. Je voudrais que ce massif soit harmonieux, mélange d'annuelles et de vivaces, de plants rustiques et d'autres à l'élégance raffinée. J'aime le voir évoluer au fil du temps, annoncer les beaux jours et offrir au soleil de l'été tout son éclat et surtout servir de garde-manger et d'aire de repos aux oiseaux.

   Bien au chaud derrière la fenêtre, je m'amuse du manège des mésanges bleues qui sont souvent culs par dessus tête. Elles se montrent redoutables avec les malheureux moineaux qui s'aventurent sur ce qu'elles considèrent comme leur territoire. Tiens, j'aperçois le jabot lumineux d'un rouge-gorge aux plumes toutes ébouriffées. Il convoite les miettes de pain que ma fille a dispersées près de la porte d'entrée, avant de partir au lycée. De temps en temps, une bergeronnette grise nous fait le plaisir d'une petite visite. Gracieuse et énervée, elle prend à peine le temps de se poser avant de s'en aller vers un ailleurs que je ne connais pas.

   Contempler cet univers aux bornes familières m'apaise, me permet pour quelques courts instants de me sentir à ma place dans un monde qui souvent m'effraie.

 

 

Par Armande - Publié dans : Armande écrit - Communauté : Les lectures de Florinette
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 13:42

   Merci beaucoup à Myrtille, l'organisatrice du concours sur le site Petits Secrets Sucrés. Elle m'a un peu poussé dans mes retranchements pour que je participe mais je suis toute contente d'avoir gagné ce livre : Desserts de chefs. Je l'ai feuilleté et  certaines recettes me font déjà saliver... Je crois que je vais démarrer par le fondant caramel aux poires proposé par Benjamin Bajeux, chef du restaurant Le Colysée, qui représente le Nord-Pas-de-Calais...En attendant de tester les desserts des grands chefs, je vous montre la tarte de la petite "Chef", alias moi. Il s'agit de la célèbre tarte aux pommes (saupoudrée de cassonade et de noix) de ma mère. D'après Demoiselle Aînée et Demoiselle Cadette, c'est la seule qui soit aussi délicieuse ! Le secret : la pâte brisée et la compote sont réalisées à la maison !

Je concourrai avec un texte sur mon addiction, maintenant mondialement connue, au café !

 

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Instantanés café

 

  J'ai huit ans. A table, je prends mon petit-déjeuner en face de papa. Il adopte toujours la même mine écoeurée quand il me voit tremper mon choco BN dans mon bol de café. "Mange proprement ! " me lance-t-il comme tous les matins. Je fais la sourde oreille et je continue mon rituel. C'est comme ça que j'aime mes chocos et pas autrement !

   J'ai 18 ans. Je suis en fac de Lettres à Rennes. Il m'arrive de petit-déjeuner à la cafet du restaurant universitaire. Plateau marron, tasse blanche de collectivité et croissant industriel. J'observe les étudiants autour de moi en faisant durer mon café. Regarder, écouter, se nourrir de la vie des autres.

   J'ai 23 ans. Je suis à la terrasse d'une brasserie à Avignon. Le jour est à peine levé et je grelotte. Je serre entre mes mains ma grande tasse de café. La nuit dernière, j'ai été agressée dans un camping. Plus de peur que de mal mais cet épisode sonne  la fin d'une certaine insouciance.

   J'ai 36 ans. Je suis à Florence. Le café servi à l'hôtel a un goût de noisette. Je le déguste lentement. C'est le prélude à une longue journée : musées, expositions, promenades dans les petites rues qui font le charme de la ville.

   J'ai 40 ans. Je partage avec ma famille le café traditionnellement pris après un enterrement. Je viens de lire un texte d'adieu à ma grand-mère et j'ai le coeur chagrin.

   J'ai 42 ans. Je réchauffe au micro-onde un petit café. Il est trois heures du matin et je vais me réfugier dans le canapé pour le boire. Blottie sous un plaid, le chien sur les genoux, je me plonge dans "Le camp des morts" de Craig Johnson.

Par Armande - Publié dans : Armande écrit - Communauté : Livres
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